Que vérifions-nous ?
Un post Facebook (Lien archivé ici) publié le 23 juin 2026, tire la sonnette d’alarme sur un supposé danger lié au paracétamol portant l’indication « P/500 ». Selon l’auteur de la publication, ce médicament contiendrait « le virus le plus mortel au monde ». La publication est accompagnée d’une image montrant un homme allongé sur un lit en fer, recouvert d’un morceau de pagne et présentant de nombreuses lésions cutanées sur le corps et le visage. Sa légende affirme notamment : « ❌ALERTE GÉNÉRALE🚨Attention , attention ne prenez pas le ❌ #paracetamol qui porte l’indication suivante : P/500 , celui-ci contient un virus le plus mortel du monde. »
Verdict

Le paracétamol « P/500 » ne contient aucun virus mortel. Les experts consultés et les autorités sanitaires interrogées dans le cadre de précédentes vérifications indiquent qu’aucun élément ne permet d’établir qu’un comprimé de paracétamol serait contaminé par un virus.
Pourquoi ce verdict?
Pour parvenir à ce verdict, SciencesCheck a effectué des recherches d’images inversées et interrogé des experts.
La photo montrant l’homme avec des lésions cutanées est publiée dans des articles, ici et ici, indiquant qu’il s’agit d’un patient atteint de mpox, reconnaissable à l’éruption des boutons, des pustules qui forment des croûtes.
Pour rappel, le mpox, anciennement appelée « variole du singe » est une maladie infectieuse virale causée par le virus MPXV, appartenant au genre Orthopoxvirus, de la famille des Poxviridae. La pathologie continue de circuler en Afrique dans 32 pays africains avec plus de 51 000 cas confirmés entre janvier 2025 et juillet 2026.
Joint par téléphone, le Dr Elie Tshilombo, professionnel de santé basé à Lubumbashi, en République démocratique du Congo, rejette catégoriquement l’affirmation selon laquelle le paracétamol pourrait contenir le virus du mpox.
« Non, un comprimé ne peut pas contenir un virus (…) ce n’est pas possible », assure-t-il.
Cette affirmation est également confirmée par les explications de Vivian Luchsinger, chercheuse à la Faculté de médecine de l’Université du Chili, interrogée par l’AFP, ainsi que par l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), citée par Le Monde.
SciencesCheck a également retrouvé une copie d’un démenti publié par l’autorité sanitaire de Singapour qui précise qu’aucun signalement d’infection par le virus Machupo associé à l’utilisation de comprimés de paracétamol n’avait été porté à leur connaissance.
La recherche Google de mots clés « allergie paracétamol » permet également de distinguer les manifestations cutanées associées au mpox de celles pouvant survenir après la prise de paracétamol.
Nous avons notamment retrouvé un article publié en février 2021 par Express.co.uk, intitulé : « Effets secondaires du paracétamol : les réactions cutanées sont un effet secondaire – que surveiller ? ».
L’article précise que certaines réactions indésirables au paracétamol peuvent notamment se manifester par des éruptions cutanées ou un gonflement de la peau.
Ces manifestations sont toutefois différentes des lésions caractéristiques du mpox, dont l’éruption évolue généralement par différents stades, notamment vers des vésicules, des pustules puis des croûtes.

Conclusion
L’image utilisée dans la publication montre donc des lésions associées au mpox et ne permet pas d’établir un lien avec la consommation de paracétamol.
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SciencesCheck est un programme de Sciences de chez Nous qui se concentre exclusivement sur la vérification des faits scientifiques, notamment en démystifiant les affirmations fausses et trompeuses formulées par certains acteurs pour influencer les politiques publiques.

Cette vérification des faits a été rédigée par le vérificateur des faits Assoa Emmanuel et validée pour publication par la rédactrice en chef de SciencesCheck, Ruth Kutemba.
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