Notre engagement
Chez SciencesCheck, chaque vérification repose sur une méthodologie rigoureuse inspirée des standards internationaux du fact-checking, du journalisme scientifique et de l’investigation numérique.
Nos travaux suivent des principes fondamentaux :
- exactitude ;
- indépendance éditoriale ;
- transparence des sources ;
- vérification croisée ;
- relecture multi-niveaux ;
- responsabilité publique.
Aucune publication n’est diffusée sans validation éditoriale et scientifique complète.
1. Détection et sélection des contenus à vérifier
Les contenus analysés proviennent notamment :
- des réseaux sociaux ;
- des médias ;
- des déclarations publiques ;
- des publications virales ;
- des signalements citoyens ;
- des institutions ;
- des applications de messagerie privées ;
- des tendances algorithmiques.
Critères de sélection
Une information est prioritaire lorsqu’elle :
- touche à la santé publique ;
- influence les comportements collectifs ;
- présente un risque scientifique ou sanitaire ;
- devient fortement virale ;
- manipule des données scientifiques ;
- utilise abusivement l’intelligence artificielle ;
- peut provoquer peur, confusion ou désinformation.
2. Validation éditoriale initiale
Lorsqu’un vérificateur identifie une potentielle infox, il soumet une fiche de pré-enquête à la rédaction. Cette fiche comprend :
- l’affirmation à vérifier ;
- le contexte ;
- le niveau de viralité ;
- les risques potentiels ;
- les premières sources disponibles ;
- l’angle de vérification proposé.
Conférence de validation
La rédaction décide alors :
- si le sujet mérite une vérification ;
- du niveau de priorité ;
- du format éditorial ;
- des ressources nécessaires ;
- des experts à mobiliser.
Cette étape évite :
- les sujets faibles ;
- les polémiques artificielles ;
- les vérifications inutiles ;
- les biais éditoriaux.
3. Investigation et collecte des preuves
Le vérificateur mène ensuite l’enquête. Les investigations peuvent inclure :
3.1- Recherche documentaire
- littérature scientifique ;
- articles académiques ;
- rapports institutionnels ;
- bases de données ;
- publications officielles.
3.2- Investigation numérique
- recherche inversée d’images ;
- analyse vidéo ;
- géolocalisation ;
- analyse des métadonnées ;
- traçage de comptes ;
- vérification chronologique.
3.3- Entretiens et expertise
Le vérificateur peut consulter :
- chercheurs ;
- médecins ;
- statisticiens ;
- ingénieurs ;
- institutions scientifiques ;
- spécialistes indépendants.
3.4- Principe de traçabilité
Chaque preuve utilisée doit être :
- archivée ;
- datée ;
- documentée ;
- vérifiable par la rédaction.
Les échanges sensibles sont conservés dans un espace sécurisé interne.
4. Rédaction du fact-check
Pour garantir la rigueur de ses publications, SciencesCheck applique un protocole éditorial interne détaillé encadrant les procédures de vérification, de validation scientifique, de relecture et d’archivage des preuves.
Certaines composantes de ce manuel opérationnel sont réservées à l’usage interne de la rédaction afin de préserver l’intégrité du processus éditorial et les standards de contrôle qualité.
Des éléments méthodologiques complémentaires peuvent toutefois être partagés avec des partenaires, chercheurs, institutions ou organisations collaboratrices dans un cadre professionnel.
SciencesCheck attribue l’un des niveaux de verdicts suivants :
- ✅ Vrai
- 🟠 Partiellement vrai
- 🔴 Faux
- 🔵 Non prouvé
- 🟡 Incertain
- ⚪ Hors contexte
5. Double vérification des preuves
Avant toute publication, les preuves sont revérifiées indépendamment par un second membre de la cellule.
Cette étape permet :
- d’éviter les erreurs d’interprétation ;
- de détecter les biais ;
- de renforcer la robustesse scientifique ;
- de tester la solidité des conclusions.
6. Chaîne de validation éditoriale
Chaque article suit plusieurs niveaux de contrôle.

Niveau 1: Éditeur de fact-checking
L’éditeur vérifie :- la cohérence ;
- la structure ;
- la clarté ;
- les sources ;
- les citations ;
- les liens de causalité ;
- les risques juridiques.
Niveau 2: Chef de la cellule Vérification scientifique
Le chef de cellule examine :
- la validité scientifique ;
- l’interprétation des études ;
- la solidité méthodologique ;
- la précision des conclusions ;
- l’absence de simplification abusive.
Cette étape est obligatoire pour tous les contenus scientifiques.
Niveau 3 : Rédacteur en chef
Le rédacteur en chef contrôle :
- l’équilibre éditorial ;
- la rigueur journalistique ;
- la lisibilité ;
- les formulations sensibles ;
- les risques réputationnels ;
- la conformité avec la ligne éditoriale.
Niveau 4: Directeur de publication
Le directeur de publication assure :
- la validation finale ;
- la conformité institutionnelle ;
- la responsabilité légale ;
- l’autorisation de publication.
Aucun contenu ne peut être publié sans cette validation finale.
7. Publication et transparence
Chaque article publié indique :
- la date de publication ;
- la date de mise à jour ;
- les auteurs ;
- les éditeurs ;
- les sources principales ;
- le verdict officiel.
8. Politique de correction
SciencesCheck applique une politique de correction publique. Si une erreur est identifiée :
- elle est corrigée rapidement ;
- la modification est signalée ;
- une note de transparence est ajoutée à l’article.
9. Gestion des conflits d’intérêts
Les membres de SciencesCheck déclarent :
- collaborations scientifiques ;
- financements ;
- affiliations institutionnelles ;
- intérêts susceptibles d’influencer une vérification.
Un vérificateur en situation de conflit d’intérêts est retiré du dossier concerné.
10. Protection contre les biais et pressions
SciencesCheck refuse :
- les ingérences politiques ;
- les pressions commerciales ;
- les financements conditionnés ;
- les interventions extérieures dans le processus éditorial.
Les décisions éditoriales appartiennent exclusivement à la rédaction.
11. Archivage et conservation des preuves
Tous les éléments d’enquête sont archivés :
- captures d’écran ;
- vidéos ;
- liens ;
- études ;
- échanges d’experts ;
- documents originaux.
Cela garantit :
- la traçabilité ;
- la sécurité éditoriale ;
- la possibilité d’audit interne.
12. Formation continue de la rédaction
Les membres de SciencesCheck bénéficient régulièrement de formations sur :
- l’OSINT ;
- l’IA générative ;
- la désinformation scientifique ;
- la recherche académique ;
- les méthodes statistiques ;
- les outils de vérification numérique.
13. Intelligence artificielle et vérification
SciencesCheck peut utiliser des outils d’intelligence artificielle pour :
- détecter des tendances ;
- repérer des contenus viraux ;
- assister certaines analyses techniques.
Cependant : aucune conclusion n’est produite automatiquement.
Chaque vérification reste :
- humaine ;
- éditorialement contrôlée ;
- scientifiquement validée.
Notre philosophie
Chez SciencesCheck, nous considérons que vérifier une information scientifique ne consiste pas seulement à dire “vrai” ou “faux”.
Il s’agit :
- d’expliquer ;
- de contextualiser ;
- d’éclairer ;
- de protéger le débat public ;
- et de renforcer la culture scientifique dans l’espace francophone africain.
Les faits avant les rumeurs. La preuve avant l’émotion.